- Tome 2 - A TRAVERS LES MILLENAIRES - Le rêve d'Olga

Le début du tome 2 : Chapitre 1 Le début du voyage est un émerveillement. C'est la première fois qu'ils quittent les limites du système solaire, la première fois qu'ils le voient diminuer sur les écrans, puis n'être plus qu'un point sur les radars. Mais à côté c'est la première fois qu'ils côtoient de si près d'autres systèmes, d'autres galaxies. C'est la première fois qu'ils admirent ainsi la voie lactée, la première fois qu'ils découvrent des galaxies spiralées. Les couleurs, les formes, le tout dans l'immensité insondable de l'Univers, suscitent chez tous admiration, respect, voire crainte de se sentir si seul, si infiniment petit devant la grandeur de l'Univers. Mais toutes ces nouvelles sensations aiguisent leur envie de découverte. Quinze jours après leur départ, un système solaire comportant une planète avec toutes les caractéristiques nécessaires à l'apparition de la vie est repérée et les capteurs montrent la présence d'êtres humains… Dans les astronefs c'est l'excitation qui gagne. Au dépit de toute prudence, en dehors des analyses chimiques et bactériologiques élémentaires, Olga, à la tête du premier croiseur fonce. Elle oublie tous les conseils de prudence. La première rencontre extraterrestre ! Un mythe pour les Terriens, un espoir fou pour les Knorkéens…Aussitôt en orbite, une plate forme part d'un astronef et dépose les premiers 'Explorateurs' sur cette terre inconnue… La prairie est recouverte d'une herbe haute. Olga et Forbes progressent rapidement avec une dizaine de Knorkéens. Leur but traverser rapidement cette prairie en direction d'une ville qu'ils ont repérée. Ils la qualifient de ville, mais c'est plutôt un ensemble de constructions hétéroclites centrées sur une sorte de grand édifice ressemblant à un lieu de culte. Pour la sorte ils ont revêtus les costumes des habitants du lieu avec un pantalon lâche à la taille et une sorte de chemise, le tout recouvert d'un blouson gris beige retombant jusqu'aux fesses. Ils sont détendus. Olga se remémore l'aspect des habitants. Ils ressemblent aux terriens, à quelques détails prés. Les tempes sont enflées et non en dépression, le nez aplati, la taille relativement faible, autour de 1.50 m en moyenne, des mains fortes avec des articulations plus massives. Ils avancent quand soudain un groupe d'une dizaine de personne jaillit et tire sur eux avec des flèches. Ils ont une sorte d'arc et à leur ceinture, sur le côté, pend un gourdin. Les flèches pleuvent rapidement et arrêtent Olga et les siens, mais sans les blesser. Le chef des villageois leur fait signe de s'arrêter tandis que ses camarades les mettent en joue… Olga ne panique pas, comme tous les Knorkéens. Leurs armes sont bien cachées : ils ont surtout pris des armes miniatures situées dans des bracelets ou des ceintures. Le chef parle dans une langue incompréhensible, et malgré leurs dons télépathiques ils n'arrivent pas à le comprendre. Rien n'y fait, même ceux des deux astronefs n'y arrivent pas. Et ces êtres se font menaçants. Pour la première fois de sa vie Olga a peur. Son mari essaie télépathiquement de la calmer, mais même lui, ancien pilote de l'air force, ressent une certaine crainte. Ces êtres sont si bizarres, leur langage si dur… Et soudain plusieurs Knorkéens sentent un poignard s'appuyer contre leurs reins. Impossible de ne pas réagir. Encore heureux la plupart sont experts en arts martiaux. Leurs adversaires viennent de faire une première erreur: aller au contact. Mal leur en prend et quelques secondes plus tard seuls deux assaillants sont encore debout, qui en voyant leurs camarades à terre s'enfuient en courant. Forbes appelle un des astronefs pour que Louis envoie une plate forme. Tous partent à bord de l'astronef emmenant avec eux des captifs, pour tenter de faire connaissance. De loin les deux derniers assaillants voient les leurs partir vers le ciel… Ils tombent à genou en poussant des cris et s'arrachant les cheveux… Dix minutes plus tard tous sont à bord. Les villageois sont immobilisés par des liens magnétiques efficaces, car ils essayent de s'échapper. Cette fois personne ne veut prendre de risque. Dans l'immense astronef ces villageois paraissent perdus. Leur langue est gutturale et incompréhensible.. Leurs vêtements étonnent…A ce moment là Olga remarque que tous portent une sorte de pierre suspendue par une courroie grossière à leur cou, mais sans plus y préter attention et murmure : ---" Même les hommes portent des bijoux ici ! Peut être un emblème social ? ? Mais vraiment je ne comprends pas pourquoi nous ne parvenons à lire leurs pensées ! ! Son mari hausse les épaules. Il ne lui reste plus que de tenter leur méthode habituelle pour entrer en contact avec autrui : appliquer son front contre celui de l'autre. Forbes choisi un des plus calme. Par signe il lui fait comprendre qu'il n'a rien à craindre, ni à avoir peur. Le villageois est peu rassuré, mais lentement, avec beaucoup de douceur Forges applique son front .. D'abord le villageois se recule, puis paraissant croire à une coutume étrangère, voyant les intentions non hostiles de Forbes, accepte le contact, mais avec réticence. Et là, au grand désarroi de Forges : rien ! rien, comme avant qu'il soit télépathe rien, pas une pensée… Les autres knorkéens qui suivaient la tentative sont également désarçonnés. La communication est impossible ! Cette situation avait été évoquée dans la discussion précédant le départ , mais eux n'y croyaient pas. Ils pensaient que leur pouvoir serait le plus fort, qu'il permettrait sans aucune faille de vaincre toute difficulté, surtout Olga qui avait même murmurée un certain soir : ---" Toujours des pertes de temps. Nous avons assez montré nos possibilités de communications. Je ne comprends pas que certains soient aussi bornés… Et là, aujourd'hui,… c'est l'échec. L'échec total, l'échec qui fait mal et qui brise l'élan. Emilie et Franc, durement rabroués par Olga à l'époque, surgissent avec un ordinateur portable, et un petit sourire au coin des lèvres en regardant Olga. Ils faisaient partis de ceux qui étudiaient différents langages avant le départ et avaient réalisé une base de traducteur universel. Olga bonne joueuse se tourne vers eux : ---" Désolée, c'est vous qui aviez raison ! Jamais je ne l'aurais cru possible ! ! ---" N'y penses plus, murmure Franc, maintenant au travail, viens nous aider ! Dans l'heure qui suit, ils vont avec ces êtres essayer de développer un embryon de langage commun et mutuellement compris ! Leurs efforts sont durs, les essais difficiles, mais à la longue un succès très relatif est obtenu. Ils apprennent leur nom : les Meitis. Leur chef s'appelle Einkurf est c'est celui qui répond le mieux aux Knorkéens. Au bout de quelques heures les prisonniers sont détachés. Ils sont calmes. Une base élémentaire de langage, surtout gestuel, est presque constituée. Surtout ils semblent avoir compris que les Knorkéens sont pacifiques ! Mais toujours aucun contact télépathique n'est possible ! Visiblement Olga est très contrariée par ces résultats. Elle qui rêvait de la communication télépathique universelle ! Un des prisonniers ne cesse de répéter : ---" Nuonc tersg itar boustoul. Dir Frez poir ! Difficilement Emilie et Franc arrivent à comprendre quelques mots et finalement Emilie s'écrie : ---" Enfin ! nous arrivons à un semblant de compréhension. En gros il dit :'Qui êtes vous ? Laissez nous partir'. Je vais essayer de lui répondre … Et Emilie arrive à articuler : ---" Vuoc itar 'Knorkéens'. Frez poir itar vuoc ! Le résultat est sans équivoque un succès ! Pour une fois tous parlent le même langage ! Mais le lien télépathique ne survient toujours pas. Olga fulmine dans son coin : ---" Incompréhensible. D'accord nos traducteurs travaillent, mais ce lien, pourquoi? Ce sont bien des hommes ! ---" Oui, mais tu oublies, d'une autre Terre lui souffle Annie. Cette fois nous nous heurtons à une race différente de la notre, et sur à une race qui n'est pas comme la notre une race descendante de télépathes ! (cf tome 1) ---" Tu veux dire que nous sommes télépathes, que l'on vienne du passé comme Maman, ou que l'on soit du temps présent comme Papa, parce que nous ne formons qu'une race… Mais oui ! tu as raison. Ce sont nos ancêtres qui ont peuplé la majorité de la Terre, d'où notre télépathie ! ! Mais nous comprenions certaines pensées de nos animaux …et là pas… Vraiment pas logique ! ! ---" Ce n'était pas des pensées mais des sentiments généraux, des sensations.. Du style plaisir, douleur… ---" Oui, mais à un ordre télépathique ils obéissaient. Tandis que là nous pouvons leur dire n'importe quoi ils ne répondent pas…C'est frustrant…Regarde celui là j'ai beau l'appeler télépathiquement, pas un mouvement… Et Olga fulmine dans son coin, alors que l'étranger tourne la tête vers elle, soulevant un immense espoir, vite déçu car en fait l'étranger regarde la pièce et non Olga… Pendant ce temps le dialogue a commencé, très difficilement. Les Knorkéens apprennent par Einkurf que leur peuple, les Meitis, occupent ce territoire, assez vaste, mais qu'ils sont en guerre avec leurs voisins et qu'ainsi ils les ont attaqués. En fait ils semblent attaquer tout ce qui n'est pas eux et qui s'aventure sur leur territoire. Par contre ils ne comprennent pas où ils sont. Au moment où Louis voulait les amener voir leur Terre, ils affirment que leur planète, qu'ils nomment Mourka, est plate….Louis arrête immédiatement son geste qui allait ouvrir les hublots panoramiques de la pièce. Pas question d'infliger à ces hommes un tel spectacle, leur raison n'y résisterait pas. Thierry un des psychologue de l'expédition renchérit : ---" Surtout ne faites pas une erreur pareille. Pour eux ce serait terrible. Nous, nous avons beaucoup progressé, mais rappelez vous le choc sur Terre lorsqu'ils ont vu nos astronefs. Ici ce serait pire encore. Par contre essayez de gagner leur confiance, par exemple par un repas… Mais là encore attention. Présentez leur des aliments pouvant correspondre, même de très loin au leur, du style pain, légume, fruit ou morceau de viande à découper ! Surtout ne faites pas d'erreur trop grossière… ---" Ces psycho murmure Antoine, toujours à se mêler de tout… S'ils ont faim ils mangeront… ---" Non, tu te trompes reprends Thierry : s'ils sont déroutés ou s'ils ont peur ils ne mangeront rien. Même ils peuvent se laisser mourir de faim. Attention encore une fois à ce qui est simple pour nous et qui pour eux relève de l'extraordinaire, voire de la magie. Nous ne connaissons pas leurs mœurs ni leurs pensées ! ! Finalement, bon gré, malgré tous se rangent à l'avis du psychologue et un repas digne du moyen âge leur est servi. Les étrangers sont d'abord décontenancé par les couverts, sauf par le couteau, mais les mets leurs paraissent appétissants et bientôt seuls les couteaux, et les mains sont utilisés. Ils font honneur au repas…tandis que le cuistot rouspète dans ces fourneaux d'avoir du préparer un tel repas et surtout sur la façon de le faire cuire… ---" Et pourquoi pas en plein astronef un feu de camp… Ce qui entraîne l'éclat de rire d'Olga, détendant un peu l'atmosphère. Pendant que les villageois, un peu rassurés, mais très étonnés des nouveautés qui sont incompréhensibles pour eux, se restaurent, les Knorkéens télépathiquement se réunissent. La vérité apparaît : ces personnes sont de l'âge correspondant à nôtre moyen âge ! Rien à attendre d'eux. Ils font des guerres tribales ou des guerres de multiples petit royaume… Que faire . ---" Surtout ne pas leur donner d'armes ! s'écrie Sonia. Là, tous sont d'accord. Il est décidé de les reconduire sur leur planète, mais Olga veut en savoir plus et visiter une de leur ville protégée, malgré les dénégations de Forbes son mari…. Qui est obligé de s'incliner. Toutefois il charge Ribes avec un détachement de cent hommes d'être prêt à intervenir. La prudence l'emportant le transfert a lieu dans une plate forme, dont les ouvertures sont obscurcies…pour ne pas leur apprendre trop tôt que leur planète Mourka est ronde. Il faut que leurs savants le découvre… Le voyage se passe bien, sans problème. Les indigènes sont tout heureux de retrouver le sol ferme de leur planète. Leur premier geste en posant le pied à terre et de s'agenouiller, d'embrasser la terre et d'en prendre dans leurs mains. Cette manifestation interpelle les Knorkéens, en particulier Thierry le psychologue du groupe. Finalement sont-ils si peu évolués ? Philosophiquement cette gestuelle est si riche d'emblème… Un groupe de Knorkéens de cinq personnes descendent, avec bien entendu Olga et Forbes et trois autres, tandis que dans la cabine de pilotage Louis fulmine après Olga: ---" Toutes les mêmes ces femmes…Pas de cervelle … elle ne voit pas les dangers… Jusqu'à ce qu'Olga le fasse taire d'un message un peu trop sec, en tout cas plus sec qu'elle ne l'aurait voulu. Elle sent qu'elle vient de blesser Louis qui l'adore comme une sœur ! Elle réalise qu'il ne veut que son bien et elle lui adresse un message affectueux et de pardon.. Mais il est trop tard pour revenir en arrière, car la petite troupe se met en marche vers le village fortifié. Alors qu'ils arrivent en vu de ce village une troupe sort à leur rencontre, précédée de trois personnages en chasuble avec de grands capuchons recouvrant presque toute leur tête. Ils sont accompagnés de jeunes adultes, en blanc, sonnant un gong lugubre. 'Mais oui il sont en aube blanche, et on dirait de vrais moines de nos temps anciens, ils me rappellent une gravure des moines inquisiteurs, le grand, là trait pour trait ! constate Olga'. La troupe s'arrête et le plus âgé des moines se rapproche d'Olga et de Forbes. Il les apostrophe violemment, mais là encore pas de télépathie et les quelques mots compris n'aident en rien, surtout lorsque Emilie et Franc sortent l'ordinateur de traduction. Le moine se précipite vers eux en hurlant : ---" Theirnorn-gossi ! Theirnorn-gossi ! "* Et le malheureux ordinateur éclate en mille morceau en tombant. Alors la foule s'avance en grondant, le tumulte s'amplifie, les Meitis se rapprochent dangereusement d'Olga et des siens qui commencent à avoir peur. La foule est hostile, armée de bâtons. Le risque d'avoir un accident est grand, leurs vies sont en danger! ! Et la foule se rapproche. Les Knorkéens sont sans armes et faute impardonnable, sans armure. Forbes réalise la situation en un instant alors que déjà Emilie et Franc sont pris à partis. Franc s'écroule assommé. Forbes lance un appel de détresse. Emilie ne tarde pas à être assommée à son tour… Par contre Forbes, Olga et Maurice, le cinquième du groupe sont rompus aux arts martiaux et rapidement un cercle de fait autour d'eux. Plusieurs habitants du village sont à terre sans connaissance, mais surtout pas les gens en capuche, qui très frileux se ont mis à l'abri… Exciter les autres oh oui ! Participer à une bataille non, plutôt fuir… Ribes a perçu l'appel au secours de son commandant et se précipite avec ses hommes. Mais le village est là et Ribes répugne à utiliser les armes, surtout qu'il voit 'Madame Olga' (comme il l'appelle) à l'œuvre et surtout Emilie et Franc au milieu de leurs amis en train de se réveiller. Il s'écrit : ---" Tous à terre, au corps à corps ! Et cinquante Knorkéens plongent dans la mêlée. Les villageois sont nombreux mais rapidement ils comprennent qu'il ne faut pas s'opposer à ces étrangers qui savent trop bien se battre ! C'est alors que les hommes en capuche réapparaissent avec trois autres des leurs, tête découverte et pointant une arbalète sur les knorkéens. Trois traits partent et font mouche. Ribes furieux se retourne et là pas question de pitié. Agresser ainsi implique une riposte. Le fulgurant tonne trois fois. Tous les villageois se reculent brutalement. Là bas les trois archers sont à terre blessés à mort. Leurs blessures sont horribles. Ribes n'a pas fait dans la demi mesure…. Pendant ce temps Olga se précipite vers les trois knorkéens atteints par un carreau d'arbalète. Deux blessures nettes l'une au bras, l'autre à la cuisse, qui vont rapidement être traitées, mais le troisième a une blessure du poumon. Forbes appelle l'astronef. Louis qui rongeait son frein agit. Trois plate formes se dirigent *Profanation-Sacrilège vers le village, les armes en batterie. Aussitôt débarquent un médecin, deux infirmières et une centaine de knorkéens armés. Louis ne veut prendre aucun risque pour sa cousine. Les villageois se reculent de plus en plus effrayés, tandis qu'Olga se dirige vers les trois porteurs de capuches dont l'un commence une invective, qui lui reste sur la langue dans une magistrale claque. Forbes arrache les trois capuchons. Un second traducteur est amené et Forbes s'écrie : ---" Nous venions en paix! Nous vous apportions ce message de par delà les étoiles ! Et vous, vous nous maltraitez ! Honte à vous ! Et le plus âgé répond d'un ton hautain et narquois : ---" Nous sommes les grands prêtres de ce peuple et vous nous devez obéissance comme toute créature ! Vous avez pactisez avec Belzégor pour avoir autant de pouvoirs et des armes diaboliques ! Vous devez tous finir au bûcher… Interrompu par Emilie ---" Mais c'est lui qui devrait y finir! Il maintien ce peuple dans l'obscurantisme ! Ribes enchaîne les que nous puissions parler à son peuple…. Emilie s'approche des villageois avec un autre traducteur, accompagnée d'Olga. Les villageois recule d'un pas, effrayés, mais les jeunes femmes parlent doucement, gentiment… ---" Venez, n'ayez pas peur, nous ne vous voulons pas de mal, nous avons fait que nous défendre… Mais rien ne se passe sauf soudain une jeune femme, portant un bébé dans ses bras. : ---" Moi confiance, vous regard bon, aidez moi, fils malade.. Mais une véritable brute se précipite vers elle la main levée. Olga s'approche, tend la sienne et la main de la brute est arrêtée par une poigne d'acier qui lui plie le bras, le tord, et le mets à genou tandis que la brute gémit… ---" Chez moi, murmure Olga, on ne frappe jamais une femme, et cette correction vous la méritez ! La femme qui avait reculée d'un pas sourit à Olga, d'un sourire qui vaut tous les merci, tandis que la brute se relève d'un air furieux. Alors qu'Olga se tourne vers la femme il en profite pour l'attaquer par derrière tandis que Ribes tout guilleret murmure ---" Le malheureux il va comprendre sa douleur ( cf Tome 1) … Et il la comprend. Alors qu'il saisit à bras le corps la jeune femme, il est soudain soulevé de terre et propulsé à deux mètres, tandis qu'Olga bondit sur lui, le relève et l'expédie dans l'abreuvoir. Là elle s'approche et deux claques magistrales retentissent ! Un sourire d'abord furtif, puis de plus en plus net parcourt l'assistance. La brute devait être connue et sa correction semble réjouir tout le monde ! La femme s'avance. Elle murmure ---" Je être Mirkaela. Vous battu époux. Merci. Là, grand Prêtre Inquisor. Nous danger! Mais enfant moi pas bien. Olga et Emilie se penche sur l'enfant. Il a une forte fièvre et des taches rouges. Le médecin qui a fini avec les blessés, qui sont évacués vers l'astronef où d'autres équipes vont les opérer, s'approche . ---" C'est une forme de Rubéole. Nous avons un anti viral général, je le lui administre. Par contre je ne sais pas comment il va réagir, mais dans l'état où il est c'est peut-être sa seule chance. Rapidement il fait une injection à l'enfant sous le regard apeuré de sa mère. Deux petites filles s'approchent alors. Elles ont environ 6 ans et 8 ans. Apparemment ce sont les sœurs du bébé, et elles se mettent contre leur mère, regardant leur petit frère.. Tous regardent Olga et Forbes comprennent que tout se joue actuellement. Soudain une autre femme s'approche accompagnée d'une homme jeune. Tous deux tiennent un nourrisson dans leurs bras. L'homme murmure : ---" Je Noxin, femme moi Iriet, Enfants mal, mal… Du moins c'est ce que comprend difficilement Emilie. Le médecin s'approche. Après avoir examiné les deux nourrissons il soupire : ---" C'est une épidémie de Rubéole… Pourvu que ce fichu anti viral marche ! ! Maintenant il faut attendre. Pour passer le temps les knorkéens font circuler des provisions aux Meitis, qui font de même avec des fruits. Une heure a passé et soudain l'enfant de Mirkaela se met à sourire à sa mère. Cette dernière passe sa main sur sa figure et constate que la fièvre a disparu et son enfant a faim ! ! Elle court lui donner à manger, accompagnée des petites filles, tandis que les villageois et même la grosse brute sourient. Quelques instant plus tard Iriet montre ses deux nourrissons : manifestement ils vont mieux et la jeune femme leur donne à chacun le sein ! L'insistance d'Olga fait qu'ils se sont fait des amis. Mais toujours pas de contact télépathique. Par contre les prêtres sont hostiles. ---" Pas étonnant, rappelez vous l'Inquisition rappelle Louis! Que de tortures, d'injustices par de véritables fumiers qui ne pensaient qu'au pouvoir, sous un prétexte religieux ! ! Nous aussi, nous avons cette plaie dans notre histoire, mais ceux là il faut les renvoyer et leur flanquer la peur de leur vie. D'abord isolons les, puis nous allons expliquer que nous allons arriver avec notre vaisseau à ces villageois… et puis nous verrons bien si ces prêtres ne détallent pas… Louis passe aux actes, descendant, bien visible, vers les inquisiteurs qui se mettent à trembler. Alors fou de rire Ribes les détache et fait mine de prendre le fulgurant. En grand taquin, l'ayant réglé sur la puissance minimale, il met le feu au bas de l'habit des inquisiteurs qui s'enfuient en courant et plongent vers la rivière toute proche, sous les éclats de rire des villageois. Quelques instants après ils partent loin de ce village incompréhensible pour eux. Les Knorkéens rient bien de leur réaction, mais ne remarquent pas le regard chargé de haine qu'ils viennent d'échanger. S'ils avaient pu lire leur pensée, le sourire des Knorkéens aurait immédiatement disparu ! Mais maintenant les inquisiteurs sont loin et tous pensent vraiment à autre chose, rangeant cet épisode dans les péripéties d'un voyage dont le début a été délicat… Depuis longtemps, c'est bien la première fois que les Knorkéens font preuve d'une telle imprudence, oubliant les conseils de leur Pères et Mères :'Ne jamais se moquer d'un ennemi à terre. Ne jamais le perdre de vue'… Einkurf, le chef des villageois appelle Louis, Olga et Forbes et leur explique : ---" Maintenant nous nous comprenons par votre machine. Mais les inquisitors vont revenir avec une armée. Nous, nous serons tous morts ! Vous êtes très forte, Madame, vous avez grand homme médecine, mais nous, nous serons seuls, nous serons condamnés ! Les Knorkéens se regardent. Cet homme bourru, rustre, vient d'exprimer la réalité. Les knorkéens ont péché par orgueil. Oui, ils sont forts, oui, ils savent se battre, oui, ils peuvent vaincre une rubéole grave, oui, ils ont chassés ces fanatiques….Mais aussi ils n'ont pensé qu'à leur succès, ils auraient du s'effacer devant les habitants de l'endroit…Eux ils ne risquent rien, mais c'est au faible qu'ils ont fait courir tous les risques. Dans les deux vaisseaux c'est le même sentiment de honte qui les anime. C'est beau de partir à la découverte, mais ils ne sont pas venus semer le trouble parmi des villageois innocents. Alors ? ? ? Louis et Olga se regardent et leurs pensées sont sombres. Ils sont partis avec un rêve, transmettre leur savoir, leur bonheur de vivre, leur réussite sur Terre. Et voilà qu'ils n'arrivent qu'à semer la peur, le désarroi… Ils font l'inverse de ce qu'ils voulaient! Ils se comportent en maître et seigneur, l'inverse de leur désir profond. Ils paraissent imbus de leur savoir, mais ils ne sont pas capable d'une vrai réflexion ! Ils mettent les autres en danger, mais pas eux ! ! Belle leçon d'humilité ! En leur cœur ils comprennent que leurs erreurs vont devoir être rachetées. Ils vont devoir rétablir un équilibre qui existait avant eux et qu'ils ont rompus, comme hélas de très nombreux explorateurs découvrant une terre vierge… Le mythe du colon imbus de sa puissance, de son orgueil, de sa morgue leur revient… Non, ne pas refaire les erreurs du passé….